Ligne de Cahors à Monsempron-Libos

Pont de Douelle (46)

H I S T O R I Q U E 

MONSEMPRON-LIBOS — CAHORS (43,5 km) :

La nécessité de relier Cahors, chef-lieu de l’ancienne province du Quercy et du département du Lot, au réseau ferroviaire en construction dans le sud-ouest du Massif-Central apparaît dès 1853 dans les projets ambitieux de la Société du Chemin de fer Grand-Central de France. Lorsque celle-ci disparaît quatre ans plus tard, le P.O. hérite de ses obligations et reçoit en 1863 la concession définitive d’un embranchement de Libos à Cahors, se greffant sur la ligne de Périgueux à Agen ouverte la même année. Menée rapidement le long de la vallée du Lot, la construction de cette branche s’achève à la fin de l’année 1869 par la mise en service des premiers trains desservant Cahors. L’itinéraire actuel de la radiale Paris Toulouse ne touchera cette cité que bien plus tard, vers Montauban en 1884 et Brive en 1891.
La voie unique de Cahors se détache de la ligne de Périgueux dans la petite station de Monsempron-Libos (autrefois Libos), au confluent des vallées du Lot et de la Lémance. Peu après la sortie de la gare, deux embranchements de pleine voie desservent les usines métallurgiques de Fumel, appartenant à la Société des Hauts-Fourneaux et Fonderies de Pont-à-Mousson. Ce vaste établissement implanté non loin de l’exploitation minière d’Orgueil produit des câbles, poteaux et poutrelles métalliques de divers types, et possède des locomotives à vapeur pour ses manoeuvres intérieures. En 1909, la040T no.301 «WIEN-RAAB» de la compagnie du Midi, première locomotive à quatre essieux couplés ayant circulé en France dès 1855, a été rachetée pour y terminer sa carrière. En amont de cette agglomération industrielle, la ligne passe du Lot-&-Garonne dans le Lot, et suit la rive droite de ce dernier cours d’eau avec un profil ondulé comportant des déclivités de 2 à 10 mm/m. De part et d’autre de Puy-l'Evèque, deux ponts enjambent la vallée qui entame ici une série de méandres. Non loin de là, le tunnel de Puy-l’Evêque (228 m) franchit les contreforts d’une colline, précédant un embranchement particulier qui dessert les Ets. Barrat au p.k. 629,432. Suivant partiellement le cours capricieux du Lot, la voie recoupe les boucles les plus marquées, rencontrant des déclivités de 8 à 12,5 mm/m et une suite d’ouvrages comme les tunnels de Mirandol (245 m) et Luzech (170 m), suivis des ponts de Luzech et Douelle. A Mercuès, elle longe la rivière au pied des soutènements de la ligne de Paris, avant de rejoindre celle-ci au p.k. 653,944, 5,2 km avant l’entrée en gare de Cahors.

Extrait de "Trains oubliés - Vol. 3 - Le P.O. Le Midi", de José Banaudo aux Editions du Cabri.


V O I R   C E   Q U ' I L   E N   R E S T E   A U J O U R D ' H U I . . . 

Ligne de Cahors à Monsempron-Libos


C A R T E   I N T E R R A C T I V E 

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A François POUS, "Frareg", Jean-Claude PERREAUD, JF LOOCK, Patrick PRADELLE, Pierre BARDET, Paul L. DAVIDS et d'autres anonymes, pour leurs photos et documents...


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